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Les Chroniques Homérides, tome 1 : Le Souffle de Midas – Alison Germain

Bonjour et bienvenue à tous dans cette chronique. Aujourd’hui, nous allons nous pencher sur le premier tome de « Les Chroniques Homérides », une série de l’autrice Alison Germain, autrice et Youtubeuse sous le nom de « Lili bouquine ». Venez suivre les aventures de Louise, une jeune femme ordinaire qui se retrouve plongée subitement dans un univers peuplé de créature mythologiques, qui en veulent à un don rare et précieux qu’elle a obtenu sans le désirer : le Souffle de Midas.

Entre tes mains, fille d’Homère, brûle encore le pouvoir des Dieux. Le jour où une inconnue rend son dernier souffle dans mes bras, je sais que ma vie paisible d’étudiante ne sera plus jamais la même. Au lendemain du drame dont j’ai été le seul témoin, aucune trace du crime n’a été retrouvée, tant et si bien que tout le monde me pense folle, moi la première. Seul un homme me croit, Angus Fitzgerald, détective à la recherche d’une personne qui ressemble trait pour trait à la femme morte sous mes yeux. Alors que ce mystère reste sans réponse, les objets que je touche se transforment en or. Et quand le bel Angus me narre le mythe antique de Midas, ce roi grec qui changeait tout en or, je comprends qu’il en sait bien plus sur ce qui m’arrive. Et aussi sur les dangers qui me menacent. Pour moi, le plus imminent est juste là, dans mes mains. Parce que si pour le détective, je suis bénie des Dieux, je ne vois en ce pouvoir qu’une malédiction… (@ Babelio)

Autrice : Alison Germain

Genre : Urban Fantasy

Date de sortie : 11/2017

Aimant particulièrement la mythologie, et principalement la grecque, je ne pouvais que me jeter sur ce roman qui en fait son univers. Le résumé et la couverture promettaient.

Au final, mon résultat est mitigé.

Il y a de bons points forts, rien que la plume de l’autrice, vraiment prenante. Une fois lancée, je n’arrivais plus à m’arrêter, je l’ai trouvée fluide. Il y a quand même un petit truc qui m’a dérangée : c’est l’alternance entre un langage très familier, avec des grossièretés balancées par l’héroïne dans le plus grand des calmes, et un langage très (trop ?) soutenu avec des mots particulièrement recherchés comme « lippe ». C’est pas forcément agréable. Mais bon, ça reste ponctuel.

Aussi, comme prévu, l’univers est vraiment très intéressant. Prendre la mythologie grecque, y ajouter des détails pour que le tout se fonde dans le monde contemporain, est vachement sympa. L’autrice a développé un univers plutôt riche et j’adore les détails qu’elle dissémine ici et là.

Parlons maintenant des bémols. L’histoire met un temps infini pour réellement débuter. Louise est sympathique, mais toutes ces pages et ces pages sur ses peurs et ses interrogations sont vite frustrantes. Parfois, elle a des réflexions amusantes, mais elle reste somme toute très banale. Elle a même tendance à m’agacer parfois, avec ses sautes d’humeur qui sortent de nulle part, ses caprices, cette façon pesante de vouloir être considérée comme une « femme forte » et ses futilités permanentes. Y a des fois où, en fait, j’ai juste envie qu’elle se taise. Dommage, c’est la narratrice. Elle aurait sûrement été encore plus sympathique si on l’avait vue d’un point de vue extérieur.

Quant au héros, franchement, il est encore pire. Pire, pas dans le sens où c’est un connard, mais celui où il est juste trop parfait. Il est beau, fort, courageux, sexy, drôle, protecteur, il sait tout faire, il a un passé tragique (un peu trop « forcé » à mon goût pour qu’on sache qu’il est vraiment chevaleresque)… En gros, c’est le prince charmant, l’Homme avec un grand H, le héros idéal et tutti quanti. Inintéressant au possible, quoi.

Et évidemment, lui et Louise vont développer une romance. Enfin, romance c’est vite dit, pour l’instant, ils ont juste envie de se sauter dessus, mais il ne fait aucun doute qu’ils sont faits l’un pour l’autre.

Au final, la romance aussi est très basique, comme le reste du livre. C’est la relation bateau « je t’aime je te déteste » où les deux protagonistes passent leur temps à se chercher et à se disputer pour un oui ou pour un non. Ça plaît ou ça plaît pas, moi ça ne m’intéresse pas spécialement. Par contre, j’ai horreur de cette tendance de certains auteurs a insister sur cette fichue romance en faisant faire des réflexions idiotes à l’entourage du petit couple. Juste, par pitié, fermez-là.

Le reste des personnages est vraiment très transparent. La meilleure amie et le frère de Louise sont important dans la première partie du livre puis disparaissent ensuite, et le reste des personnages n’apparaît que le temps de deux ou trois chapitres avant que le climax ne commence, et ils disparaissent aussi, du coup. On a pas le temps d’apprendre à les connaître et s’attacher à eux, c’est dommage.

La fin est frustrante. On sent qu’il y a quelque chose avec le méchant, un gros truc, mais le bouquin se termine sans qu’on ait la moindre explication sur quoi que ce soit. Il n’y a aucune résolution d’aucune sorte, tout est vraiment laissé en suspends dans l’attente du tome 2. Ce n’est pas quelque chose que j’apprécie beaucoup. Ne pas dévoiler toute l’intrigue d’un seul coup, certes, mais il faut au moins une résolution, quelque chose auquel se raccrocher, pour ne pas avoir l’impression de rester sur sa faim.

En plus, le personnage qui arrive tout à la fin, juste à temps pour sauver Louise, je veux pas spoiler, mais je crois que je sais qui c’est. Après tout, il n’y a qu’un seul personnage, dont on a entendu parler et qui n’est pas encore apparu sous les feux des projecteurs. Ça laisse peu de place à l’interprétation. Je dirais que son prénom commence par un R. On verra bien.

Du coup, que dire ? Je n’ai pas été particulièrement convaincue par ce roman. Peut-être que je tenterai le tome 2, au moins pour savoir la suite. En tout cas, l’autrice écrit bien et c’est quelque chose de vraiment positif. Peut-être que maintenant qu’elle a lancé son histoire, le scénario sera beaucoup plus dynamique et inattendu !

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Le NaNoWrimo

31/10/2019

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