Lectures

Les désastreuses lectures de Cyana

Je ne lis pas toujours des livres qui me plaisent. Il m’arrive d’en détester ou tout simplement de ne pas accrocher. Comme je n’ai ni envie de lire en vain ni de faire une chronique entière pour descendre un bouquin, j’ai décidé de rassembler ces petits avis neutres ou négatifs dans un seul article. Alors bien sûr, le titre est une blague et une référence à un livre que je n’ai pas lu : les romans qui vont suivre ne sont pas désastreux. Alerte, spoil !

  • Sa majesté des chats de Bernard Werber

À force d’entendre parler de lui, de ses cours d’écriture, j’ai eu envie de tester un de ses romans. C’est le genre d’écrivain qu’il faut lire au moins une fois dans sa vie. En parcourant sa bibliographie, j’ai vu qu’il avait écrit un livre sur les chats : ça tombe bien, j’adore les chats !

Le roman parle d’une chatte particulièrement intelligente, Bastet dont le rêve est de trouver un moyen pour que tous les êtres vivants puissent communiquer ensemble. Un cataclysme secoue la France, le pays où elle habite, ainsi que le monde entier et au fil des années, l’humanité s’efface peu à peu et une armée de rats, immense et violente, prend le pouvoir. Bastet passera tout le roman à trouver des moyens de survivre, en compagnie de quelques humains (dont sa maîtresse), des chats et de plus en plus d’animaux au fil du temps. Il organise une résistance de plus en plus solide. Bastet devient également plus savante et sensible en apprenant des notions telles que l’art, l’humour et l’amour. Elle en vient même à rêver d’un monde dominé sagement et paisiblement par les chats…

Verdict ? Au final, je n’ai pas été emballée. J’apprécie mais sans plus. L’auteur écrit vraiment très bien, ça se lit bien mais ça n’a pas été une révélation. Je pense que je ne suis pas le public adapté à un auteur comme lui.

Ce que je dis va sûrement paraître sexiste, mais quand un homme se met dans la tête d’une femme, ça ne fonctionne pas bien. J’en ai lu quelques-uns et c’est systématique. Après, je n’ai pas lu tout ce que les auteurs peuvent offrir en la matière, donc je suis sûre qu’il en existe des très bons. Et de toute façon, ce n’est pas pour ça que je veux empêcher les hommes d’écrire en se mettant la tête des femmes. Au contraire, je trouve ça positif et nécessaire.

J’en garderai une lecture facile, divertissante bien que certains « retournements de situation » aient été au final hyper prévisible et que je les avais vus venir gros comme une maison. L’exemple principal que j’ai en tête et quand l’un des humains et Bastet sont en territoire ennemi, au beau milieu desdits ennemis et qu’il ne faut surtout pas faire de bruit… hé bien, l’homme marche sur la queue de la chatte qui hurle. Ça ne pouvait que se dérouler de cette manière, c’était couru d’avance, ou alors, je connais trop bien les ficelles des livres pour être facilement surprise ?

Le livre ouvre apparemment sur une suite mais je doute que je la lirai, ma lecture ne m’a pas assez remuée pour ça. J’ignore si je lirai un autre livre de Bernard Werber, ça ne me fait pas envie plus que ça mais je préfère ne pas me prononcer.

  • Les ailes d’émeraude de Alexiane de Lys

Ce livre raconte les aventures de Cassiopée, une jeune fille d’environ 18 ans qui, suite à une agression, rencontre un mystérieux jeune homme. À partir de ce moment-là, la vie de Cassiopée prend un tournant étrange, notamment quand des ailes lui poussent soudain dans le dos. Elle apprend qu’elle appartient à un peuple ailé, dissimulé en marge du monde et qu’elle doit rejoindre pour faire son apprentissage…

Je n’ai pas aimé ce livre. Du tout. Je suis la première à le regretter mais ce sont des choses qui arrivent. J’ai même dû me forcer à le finir tellement il m’a agacée. L’héroïne est aussi odieuse qu’insupportable, tout s’enchaîne pour la rendre pitoyable et attirer la pitié du lecteur envers elle (ça n’a pas fonctionné avec moi). L’histoire n’est pas très originale et la romance superficielle. Les malentendus, quiproquos et les « je t’aime-je te déteste-ouais mais t’es sexy-mais t’es un connard », ce n’est pas quelque chose qui m’attire dans une romance. Ce qui m’a aussi dérangée, dans la forme, c’est que les chapitres sont ultra-courts. On les enchaîne sans qu’il ne se passe rien pendant des pages et des pages et j’ai trouvé ça épuisant à lire. Surtout que j’ai vraiment l’impression que l’autrice enchaîne les « événements » pour faire des mots et c’est tout, en fait. Je n’en voyais pas le bout, et je l’ai fini uniquement parce que je déteste ne pas terminer un livre commencé.

J’ai encore plein de vilaines choses à dire sur ce livre, que Cassiopée est limite une déesse hyper-douée qui réussit tout sans effort et qui a tous les pouvoirs, que sa rivalité avec Blondezilla (merci MJ – Prise 1 pour l’expression) est d’une immaturité consternante, que le fait qu’elle soit la fille cachée du méchant n’apporte rien à l’intrigue, que le moment où tout le village se retourne contre elle sort vraiment de nulle part juste pour accentuer son côté pitoyable… Oui, il vaut mieux que je n’en rajoute pas.

Sinon, l’écriture est impeccable. Je suis la première à regretter d’avoir un avis aussi négatif. J’ai lu ce roman il y a plusieurs semaines pour ne pas réagir injustement à chaud mais voilà, je suis toujours aussi agacée. J’espère que l’autrice ne passera jamais par ici, je n’ai pas envie de la décourager, mais je n’ai vraiment pas aimé son livre…

  • Les quatre filles du Docteur March de Louisa May Alcott

Je sais que j’avais dit que je chroniquerais dans un article spécifiques chacun des livres que j’ai choisi pour le Cold Winter Challenge… mais je suis beaucoup trop en retard pour ça !

Y a t-il besoin de faire un résumé du livre ? Je pense que tout le monde connaît l’histoire des quatre sœurs qui cherchent à devenir meilleures dans leur vie tout en s’inquiétant pour leur père parti au front dans le contexte de la guerre de Sécession…

En relisant ce roman, j’ai réalisé que la magie que je gardais de mes souvenirs de lecture d’enfance s’est envolée. Je ne suis pas une grande adepte de la nostalgie et la plupart du temps, ce que j’adorais étant petite s’avère moins génial que je le pensais à l’époque ! XD C’est normal, on a toujours tendance à mettre sur un piédestal ces fameux souvenirs d’enfance, mais ce n’est pas forcément bon de refuser de grandir. En tout cas, pour ce livre, je ne l’ai pas fait !

Oh, je ne dis pas que le livre est mauvais, bien au contraire. C’est vraiment bien écrit, avec ce côté « raconté » que j’apprécie tout particulièrement, ça me semble aussi réaliste que possible vu le contexte et l’époque… J’ai lu le bouquin en une soirée, ça veut quand même bien dire que j’ai apprécié !

Tout le côté prêchi-prêcha, la moralité forcée, l’auto-satisfaction des personnages envers leur propre nature « exceptionnelle » m’ont un peu fatiguée… Beaucoup de bondieuseries, m’enfin, j’imagine qu’il fallait bien se raccrocher à quelque chose dans leur situation.

Y a quand même un point qui m’a fait bondir, c’est la supposée histoire d’amour entre Meg et John Brooke. Au final, j’ai bien l’impression qu’elle ne serait jamais tombée amoureuse de lui (mais est-elle réellement tombée amoureuse de lui ou du concept de l’amour ?) si tout le monde ne s’était pas ligué pour que ça arrive. Que ce soit Laurie et ses blagues douteuses, Jo et ses caprices ou ses parents qui adorent Brooke et rêvent plus que Meg qu’elle finisse avec lui… On se rend bien compte que Meg aime bien Brooke mais qu’elle ne pensait pas à une relation avec elle avec que tout s’aligne pour l’y obliger, plus ou moins. Mais bon, je ne suis pas fan de romance et le romantisme me passe clairement au-dessus de la tête.

En tout cas, je suis contente d’avoir relu ce livre malgré tout, il m’a rappelée pourquoi il m’avait autant d’effet quand j’étais gamine.

Point sur le Cold Winter Challenge : Je ne valide aucun menu avec ce roman mais une de mes bonnes résolutions, celle de relire un livre de mon enfance. À présent, il ne m’en reste plus qu’une, lire un auteur non-francophone qu’on a encore jamais lu et je l’ai quasiment terminé avec Faërie de Raymond Fest.

  • Un chant de Noël de Charles Dickens

C’est sans doute l’un des plus célèbres conte du grand écrivain, maintes fois adapté et probablement considéré comme l’un des plus beaux contes de Noël… Inutile d’épiloguer sur Scrooge, les esprits de Noël et tout le reste, je pense que la plupart des gens connaissent l’histoire.

Pour ma part, je crois bien que c’est la première fois que je lis une œuvre de Dickens ou si je l’ai déjà fait, je ne m’en souviens pas.

Enfin, de toute façon, Dickens n’est visiblement pas une lecture pour moi. Il a un style « raconte » comme j’aime bien en général mais je n’ai pas du tout accroché, là. Je n’ai pas trouvé l’histoire très intéressante et la morale était si forcée que j’ai eu l’impression que le livre me restait en travers de la gorge. Les deux premiers chapitres ont été un calvaire à lire, je me suis ennuyée au possible… j’ai repris un peu d’intérêt pendant le chapitre de l’esprit de Noël du présent avant de retomber dans le même état d’ennui pour la fin. Non, vraiment, j’ai pas accroché. Les esprits n’ont pas vraiment de personnalité, Scrooge est pas si horrible que ça, c’est juste un vieux con misanthrope, j’ai pire à la maison… Pas sûre qu’il méritait une telle leçon, s’il veut vivre sa vie comme ça, mêlez-vous de vos affaires, bon sang ! (je sais que c’est pas la morale qu’on est supposé retenir de ce conte mais zut, j’fais ce que je veux, d’abord !)

Ouais, c’est mignon, ça finit bien, c’est… bien, je suppose. C’est ce qu’un enfant attend certainement de ce genre d’histoire. J’essaie à tout prix de garder mon âme d’enfant et j’y arrive généralement mais je pense que ce conte n’a pas été écrit pour des gens comme moi.

Point sur le Cold Winter Challenge : Je valide le menu « La magie de Noël » avec ce petit conte.

On est le 31 janvier et le Cold Winter Challenge s’achève. J’ai lu la grande majorité des livres que j’avais prévu au début, j’en ai plus ou moins abandonné deux, d’autres se sont rajoutés dans l’intervalle. Ce défi m’a fait lire quelques bouquins dans des styles dont je n’ai pas l’habitude, et bon, l’expérience n’a pas été vraiment concluante. D’un autre côté, je le savais, si j’ai fini par me consacrer quasi-exclusivement aux genres de l’imaginaire, c’est que c’est celui qui m’a le plus parlé au fil du temps. Et j’en ai lu, des livres !

Malgré tout ça, je suis contente d’avoir fait ce défi. J’ai suivi de loin le groupe Facebook dédié au challenge et la positivité qui y régnait était agréable. C’était une bonne expérience et je pense que je vais en refaire de temps en temps.

Pour le mois prochain, j’ai prévu de chroniquer Le Sorceleur, tome 1 de AndrzejSapkowski, Midnight City de Rozenn Illiano et Le Cirque des Rêves d’Erin Morgensten. Je sais déjà que je ne serais pas déçue de Midnight City parce que j’adore tout ce qu’écrit Rozenn et je suis curieuse de découvrir les autres qui sont très populaires (Le cirque des rêves est justement conseillé par Rozenn sur son blog). Pour le reste, je n’ai pas encore décidé mais je terminerai certainement les deux livres du Cold Winter Challenge qu’il me reste.

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