Lectures

Elisabeta (Tome 1) – de Rozenn Illiano

Je suis l’univers de Rozenn depuis pas mal de temps déjà, et je tenais à faire un petit avis sur le premier bouquin que j’ai lu de sa plume. Je l’ai vraiment beaucoup aimé et ça m’a poussée à m’intéresser à cette autrice, dont je suis fan depuis.

« ‘Le Cercle’ désigne une société secrète cachée dans les ombres de l’Histoire depuis ses balbutiements, et fédère le peuple immortel que les humains nomment ‘vampires’. » En France, Saraï est une jeune immortelle assignée à résidence depuis toujours ou presque. Elle a été jugée pour avoir manifesté un pouvoir parapsychique interdit, un don qu’on lui a retiré avant de la marier de force et de la contraindre à ne jamais quitter sa maison. En Italie, Giovanna est une mortelle qui vit en compagnie d’un vampire, et dont elle est la seule source de sang. Elle non plus n’a pas eu le choix : née dans une famille proche du Cercle, elle a dû se soumettre à leur autorité et quitter sa petite vie toute tracée. Jusqu’à ce jour de 2014, quand une éclipse solaire se produit. Le phénomène réveille le don endormi de Saraï. Giovanna, quant à elle, est agressée dans sa propre maison par un immortel, qui lui donne de force la vie éternelle. Depuis, le Cercle les menace de mort, car il ne tolère pas les écarts de ce genre. (@Onirography)

Autrice : Rozenn Illiano

Genre : Fantastique – Urban Fantasy

Date de publication : 2017

Elisabeta est vraiment un livre excellent. Il se partage entre deux points de vue, celui des deux héroïnes :

La première, c’est Saraï. Une jeune immortelle qui vit recluse, condamnée comme qui dirait à du travail d’intérêt général pour un crime dont elle n’est pour rien.

La seconde est Giovanna, une simple mortelle au début de l’histoire, qui devient à son tour immortelle, forcée, alors qu’elle ne le désirait pas.

Honnêtement, entre les deux, je ne saurais pas dire laquelle est ma préférée. Peut-être Saraï qui est plus douce ? C’est difficile d’avoir un avis tranché là-dessus parce que je les apprécie beaucoup toutes les deux. Elles ont toutes les deux un caractère quasiment opposé en tout. Saraï est très douce, comme je le disais, particulièrement empathique, attentionnée envers les autres, c’est un vrai petit ange =D Giovanna, elle, c’est une femme forte, une battante, têtue et déterminée, qui se bat de toutes ses forces, autant pour ses convictions que pour sa liberté. Elles sont toutes les deux très différentes, comme le feu et la glace, mais leur duo fonctionne incroyablement bien. Elles portent le livre, et elles le font bien.

Parfois, un interlude vient nous présenter le récit d’Elisabeta, la femme qui a donné son titre au roman, et le personnage clé de l’histoire. Je ne parlerai pas d’elle, c’est un trop gros spoil. Mais c’est un personnage riche et extrêmement intéressant, sans qui rien ne serait arrivé.

Tous les personnages sont riches et travaillés, ça se sent. C’est un énorme point fort du livre, bien que son scénario et le style de l’autrice soient tout autant de qualité. Ça fait vraiment plaisir de voir un roman qui a reçu un tel niveau d’implication. Les compagnons respectifs de Saraï et Giovanna, leurs différents alliés, tous ont un véritable caractère, une histoire que l’on pressent entre les lignes. Ils sont clairement plus que ce qu’on présente d’eux dans le bouquin. Ils ont tous eu une existence avant, ça se ressent. Rien que pour ça, je salue le travail de Rozenn. C’est pas donné à tout le monde de parvenir à ça !

Côté intrigue, elle est aussi particulièrement efficace. L’idée de la poupée possédée par une ancienne reine qui aider Saraï à briser ses chaînes, l’éclipse qui casse un peu la routine des deux héroïnes, qui présage quelque chose d’encore plus grand… L’intrigue tourne beaucoup autour de politique et de complots, et j’apprécie d’ailleurs beaucoup ça. Les personnages ne peuvent pas juste foncer dans le tas (bien que Giovanna aimerait bien) et tout casser. La résolution de leurs problèmes passe par un plan minutieusement minuté, subtil et discret. Au milieu de tous ces romans post-apocalyptiques/dystopiques/autres, qui sont très bien c’est pas le sujet, cette façon de procéder est rafraîchissante.

En conclusion, je dirais que Elisabeta est un réel coup de cœur pour moi. Tout me plaît, du thème aux personnages en passant par le scénario. Je conseille vraiment cette lecture. D’ailleurs, la suite, appelée Sinteval, va bientôt sortir et j’ai hâte !

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