Lectures

Lectures d’avril

Je pense que cette série d’articles va se faire une petite place définitive sur mon blog vu que je n’ai pas toujours le temps ou l’envie de faire un avis détaillé sur certains livres que je lis.

Du coup, place au second épisode des lectures (parfois) désastreuses de Cyana, que je vais renommer en lectures du mois parce qu’elles vont revenir souvent xD

  • Marraine de Émilie Chevallier Moreux

Genre : Merveilleux/Fantastique (Réécriture de contes de fées)

Paru en : Novembre 2019 — Éditeur : Noir d’Absinthe

J’ai déjà dit que j’étais fan de l’artiste Tiphs ? Bah, elle a créé la couverture de ce volume et le résumé me paraissait drôle et inattendu, du coup, je me suis lancée.

Le bouquin en lui-même est sympa, sans plus. L’histoire parle de Lilas/Marraine Perrault, la fameuse fée marraine de Riquet à la Houpe, Cendrillon, Peau d’Âne et la Belle au Bois Dormant. Ceux-ci lui causent bien du souci, alors que des siècles sont passés depuis leurs histoires respectives et qu’elle aspire juste à une vie normale, avec éventuellement un amoureux.

L’écriture est légère, plutôt amusante. C’est un conte de fées moderne, très axé famille et responsabilités avec un petit fond de romance. Lilas n’est pas très sympathique… J’ai du mal à concevoir qu’une fée âgée d’environ 1000 ans réfléchisse et agisse comme une midinette de 20 ans… sans compter sa propension à constamment geindre, se lamenter sur sa faiblesse et se poser en victime.

Les autres personnages ne sont pas très brillants, non plus. Ric est un manipulateur dont on ne sait jamais vraiment où sont les intérêts, les trois filles sont des pestes, la fée Carabosse est une sorcière bien basique… je n’ai pas été emballée. Leu, l’intérêt amoureux, ne sert qu’à ça et il est très transparent. Vu son histoire, je m’attendais quand même à ce qu’il ait un rôle plus important, mais pas du tout.

J’ai particulièrement aimé les interludes « contes de fées » où Lilas raconte elle-même, dans ses mémoires si l’on peur dire, son parcours, sa rencontre avec ses filleuls… limite, j’aurais voulu lire ce livre-là, en fait.

Pour conclure, c’est un chouette livre, léger, une lecture rapide (je l’ai terminé en une après-midi) pour se distraire quand on s’ennuie.

  • Le Musicien de Annabelle Blangier

Genre : Merveilleux/Fantasy (Réécriture de contes de fées)

Paru en : Juillet 2019 — Editeur : Magic Mirror Editions

Tout d’abord, un point sur la couverture, qui est juste sublime. Magic Mirror Editions est une jeune maison d’édition qui s’est spécialisée dans les réécritures de contes de fées. Avec ce thème, les sublimes couvertures qu’ils nous présentent et la beauté de leur site, je ne pouvais qu’être séduite. Je leur souhaite une véritable carrière et espère y contribuer un peu avec cette chronique !

Mais parlons du livre en lui-même. Il est vraiment très bien, l’autrice a réussi à installer une atmosphère assez lourde, étouffante, on y est tout de suite plongé. Le poids des secrets de Hamelin pèse sur nous autant que sur les personnages.

Je n’aime pas Lore, l’héroïne. C’est le cliché typique de la gamine riche ultra-couvée qui se fait une vision idyllique de la vie des « pauvres libres » (selon elle) et qui refuse de voir la réalité en face alors même que sa domestique Gretchen (le meilleur personnage !) essaie de lui faire comprendre, en vain.

Du début à la fin, elle reste froide (en même temps, vu ses grands-parents, elle a une excuse pour ça), égocentrique et cruelle. Elle critique beaucoup ses grands-parents, à qui elle trouve tous les défauts du monde, mais hé, ils l’ont éduquée à leur image, elle est comme eux.

Sa relation avec Raffael, le fameux Musicien, n’est pas réellement une surprise, soit je suis douée pour deviner., soit rien n’a été fait pour le cacher. En tout cas, ce lien est différent de ce qu’on pourrait attendre et je suis pleinement satisfaite que ce soit cette solution qui ait été choisie. Leur lien et les secrets qui l’entourent, mène tout le livre et c’est vraiment bien fait.

J’ai aussi particulièrement apprécié la revisite du conte du joueur de flûte de Hamelin. Les événements du conte sont mélangés entre le passé et le présent du roman, agrémentés d’un drame et de tout un univers politique et sombre, tissé par l’auteur, qui s’intègre parfaitement dans la base. Tout paraît naturel et c’est très bien raconté. Si je n’ai pas accroché aux personnages (à part Gretchen, encore une fois, et la douce Angelika), j’ai aimé l’histoire, elle était vraiment passionnante.

  • La Nuit des Temps de René Barjavel

Genre : Science-Fiction — Paru en : 1968

Editeur : Presses de la Cité (celui que j’ai, en tout cas)

De ce que j’ai compris, René Barjavel est un auteur connu et reconnu, une sorte de « génie » de la science-fiction ? Sachant cela, je crois que j’en ai attendu un petit peu trop de ce livre, car j’ai été déçue. Les premiers 30 % de l’histoire sont très bien, il a une belle plume, bien qu’un peu pompeuse et pourtant plate en même temps. J’avais plus l’impression de lire un reportage qu’un roman.

Il y a beaucoup de personnages, mais la plupart sont des caricatures, ils sont lisses et très froids, je n’ai pas du tout réussi à m’y attacher. Et puis, comme il y en a beaucoup, c’est difficile de tous les retenir, mais on peut garder un quatuor très récurrent, à savoir un médecin français, un américain, une anthropologue russe et un expert en langues dont je ne me rappelle plus l’origine.

Malgré la grande diversité d’origines des personnages, le sexisme et le racisme sont omniprésents et ça m’a beaucoup dérangée. Les innombrables descriptions de la beauté, du corps parfait de la femme du passé sont déplaisantes surtout qu’à côté, tout ce qui concerne l’homme est balayé d’un revers de la main distrait. Visiblement, l’auteur n’était pas intéressé par le corps d’un homme, aussi parfait soit-il xD Aussi, il paraît que les noirs viennent de Mars et qu’ils sont tous reliés par « un grand cœur collectif » (je cite le livre)… Apparemment, les gens noirs n’existaient pas sur Terre avant que de vilains colons du passé viennent les arracher à leur planète natale… C’est aberrant.

Sinon, le côté science-fiction… Si on veut, ou tout du moins, pendant le premier quart du livre et tout ce qui concerne les scientifiques de l’expédition. Parce que l’histoire d’Eléa bien qu’elle se passe dans un « passé idéal » est juste niaise et fade, à l’image de sa protagoniste. Mais après tout, qui se soucie de son caractère, elle a juste littéralement à être belle, on ne lui demande rien de plus. Du début à la fin, elle n’aura été que le jouet de ses émotions, comme toutes les femmes. On en parle, hein, de l’anthropologue russe qui finit avec l’américain relou qui passe son temps à l’infantiliser et lui mettre la main aux fesses ?

Dernier point : la romance. Dans le monde aseptisé et ultra-contrôlé de « l’idéale » Gondawa, il n’y a de la place ni pour le hasard et surtout pas pour l’échec. Les hommes et les femmes sont pairés par un ordinateur qui sait tout d’eux, de leur passé à la façon dont ils vont évoluer et après une cérémonie solennelle à l’âge de 7 ans (!!), le couple choisi passera sa vie ensemble. Même pas besoin de réfléchir à quoi que ce soit, leur vie entière est contrôlée du début à la fin. Je ne suis pas fan de romance en général, mais cet exemple est probablement ce que je déteste le plus : le couple n’a aucune raison d’être, aucun objectif, je n’ai même pas l’impression qu’il y a des sentiments, l’ordinateur a décrété qu’ils étaient « les deux morceaux du même caillou enfin rassemblés » et ils s’en contentent. « S’en contenter », ce n’est pas vraiment ma vision d’un couple idéal, ni de la vie en général. Si l’auteur présente son continent perdu comme étant l’Idéal, moi ça m’effraie un peu, tant de contrôle (et pourtant, je suis une sale maniaque du contrôle). Je veux dire, la place dans le libre arbitre dans tout ça a l’air nulle. À part si tu es un déviant (ça arrive parfois), tu n’as absolument aucune raison de refuser cette vie qu’on te donne sur un plateau, ni même l’idée de t’en échapper.

En fait, ce bouquin ouvre beaucoup de réflexions philosophiques sur un tas de sujets, j’imagine (j’espère) que c’était son but, même si ça été fait avec les pieds. Je ne parle même pas du côté moralisateur qui baigne tout l’ensemble, hein. Mais j’en pense beaucoup de mal.

Bref, tout ça pour dire que j’ai été vraiment déçue de ce bouquin. Il ne peut pas plaire à tout le monde, en tout cas, il ne m’a pas plu. Le pire, c’est que j’ai un autre bouquin de cet auteur qui traîne dans ma PAL, j’espère qu’il est mieux… En tout cas, je ne suis pas pressée de le lire. Mais si vous avez lu et aimé « La Nuit des Temps », n’hésitez pas à venir m’en parler, je suis vraiment curieuse de savoir ce que vous avez vu en lui !

  • Point sur le Printemps de l’Imaginaire francophone :

Romans 2, 3 & 4 ajoutés à la liste ! Avec ces romans, j’atteins et dépasse le palier de « Sorcier Vagabond » qui nécessitait d’avoir lu et chroniqué 3 livres. J’ai également relevé deux défis que voici :

– Lire un livre d’une petite maison d’édition : rempli avec « Le Musicien » de Magic Mirror Editions (allez lire leurs livres, vous ne le regretterez pas) ;

– Lire un récit avec un personnage principal féminin : les trois livres de cet article ont un personnage principal féminin. Que demande le peuple ? =3

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :