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Les filles du temps, tome 1 : L’Epée d’Obsidienne – Hadrian McPherson

Bonjour et bienvenue à tous dans cette chronique. Aujourd’hui, nous allons nous pencher sur le premier tome de « Les filles du Temps », une série de l’auteur Hadrianc McPherson. Un autre titre d’un autoédité, et une fois de plus, je ne suis pas déçue ! Son roman, riche et complexe, nous entraîne dans le monde magnifique, fabuleux et dangereux de Venjèrn, porté par des personnages forts. Une réussite !

Sous la terre de Venjèrn se trouve l’empire souterrain des Niilans. Depuis la nuit des temps, les deux mondes se sont oubliés. L’un est resté au temps des épées et de la magie, l’autre n’a cessé de développer sa technologie. Lorsque la frontière qui les sépare s’effrite soudain, les anciennes rivalités pourraient bien ressurgir…Tout sépare Erika, modeste prêtresse de Venjèrn, et Ehriny, fière princesse de Niilarhn. Pourtant, chacune de son côté, elles vont œuvrer dans le même but : empêcher la guerre imminente entre leurs deux nations. (Résumé Amazon)

Auteur : Hadrian McPherson

Genre : Fantasy épique

Date de sortie : 03/2019

Tout d’abord, j’ai été séduite par la superbe couverture, qui met parfaitement en valeur les deux héroïnes de ce prometteur premier tome. J’ai un faible pour les belles couvertures (je suis son artiste, Tiphs, depuis un petit bout de temps), j’étais presque obligée de tester ce livre.

Commençons. Mis à part quelques chapitres sur le point de vue d’autres personnages importants, nous suivons principalement le parcours de deux héroïnes :

La première Erika, est typiquement le genre de personnages que j’apprécie. Douce et aimable, polie, rêvant d’évasion… Son histoire est tragique. Du jour au lendemain, elle perd tout, se retrouve embrigadée dans un conflit qui la dépasse, subit mille tortures… Elle n’a malheureusement pas le temps de se poser, souffler un peu, se laisser aller au chagrin parce que la guerre est là et qu’elle en est au premier plan. Ce que je trouve dommage, c’est que malgré son potentiel, elle est un peu mise en retrait, presque effacée par l’histoire qui va plus vite qu’elle. Le second tome a l’air de promettre de la mettre plus en avant, elle et sa destinée. J’espère !

Par contre, je n’ai pas du tout apprécié la seconde, Ehriny. Elle a un caractère épouvantable, est beaucoup trop autoritaire et la réflexion n’est pas sa qualité principale. Elle m’a profondément agacée. Particulièrement la scène où elle se pointe dans un village et dit grosso-modo à son chef « Allez, on va faire la guerre, t’es avec moi ou pas ? » Cash. Efficace.

Mais ça marche pas comme ça, cocotte. Enfin, j’aurais bien envie de dire ça, mais en fait si, ça a fonctionné. C’est une supposition de ma part, mais je me demande si Ehriny n’est pas le personnage favori de son auteur. Elle souffre visiblement du syndrome du chouchou, un truc qu’on voit de manière assez récurrente dans les romans. En soi, c’est pas dramatique… sauf que ce genre de personnage a tendance a tout réussir en dépit de toute logique, ce qui les rend généralement insupportable. Je me trompe, peut-être, et je suppose que je ne le saurais jamais.

En fait, il y aurait beaucoup de choses à dire sur Ehriny qui, finalement, est la principale protagoniste de ce tome. Il y a beaucoup d’enjeux autour d’elle, notamment parce qu’elle vient de « l’ennemi » contre qui elle se dresse par conviction personnelle. Même si je n’apprécie pas ce personnage, je trouve cette facette-là d’elle vraiment très intéressante.

Je suis curieuse d’en savoir plus sur le lien entre Erika et Ehriny. L’auteur nous tease qu’elles ont quelque chose qui les relie, peut-être en rapport avec le sang des Filles du Temps, peut-être pas. Je préfère ne pas m’avancer pour l’instant, vivement le tome 2 !

Concernant les autres personnages… J’ai surtout retenu Samara, que j’aime beaucoup. Elle est adorable et très mystérieuse, j’espère que, comme Erika, elle se révélera dans le prochain tome.

Les autres ne m’ont pas marquée plus que ça.

Sinon, dans ce roman, il y a un point tout particulier qui m’a interpellée. Les deux peuples ne font pas que s’opposer, eux, et leurs idéaux, mais ils opposent aussi une magie venue des dieux, très naturelle, avec une technologie très avancée, froide et terriblement efficace. C’est un combat que je trouve très intéressant. D’ailleurs, tout l’univers que l’auteur a créé m’enthousiasme beaucoup. J’aimerais en savoir plus sur les déesses et les démons dont on entend parler tout le long du tome. C’est vraiment captivant, aussi, d’entendre parler des anciennes Filles du Temps et de chercher des liens avec les héroïnes actuelles.

Côté méchant, la principale antagoniste est Furhya, général de l’armée Niilane. C’est un personnage banal et cliché, que j’ai trouvé décevant. Elle n’est qu’une marionnette manipulée par plus grand qu’elle, sans profondeur. Je retiens particulièrement la scène où elle essaie de tuer un autre personnage, et que quelqu’un s’interpose. « Je déteste gaspiller mes balles » dit-elle. C’est pour ça qu’aussitôt après, elle vide son chargeur sur le personnage qui s’est interposé. Paye ta logique. C’est le genre de détails parfaitement inutile que je n’aime pas croiser dans un roman. Y a d’autres moyens de montrer qu’elle est cruelle et sans cœur.

Le second, Hiklav, est plus intéressant : il apporte un côté politique à l’intrigue, qui n’est pas assez mis en valeur à mon goût ! J’aurais aimé en savoir plus sur la façon dont les Niilans se sont infiltrés, par petites touches insidieuses, dans le quotidien des elfes de Sylvorden. Leur main-mise progressive sur la société elfe est juste résumée rapidement et je trouve que ça ne permet pas de ressentir assez la menace qu’ils représentent. Il n’y a pas que par la violence et les massacres qu’on abat une société, mais aussi politiquement, par des lois de plus en plus restrictives, des privations de droits, ect. Hiklav aurait pu représenter ça beaucoup mieux.

Le combat final était vraiment bien, très prenant, j’ai été prise dedans du début à la fin. Je me demandais vraiment ce qui allait se passer, comment ça allait se terminer, quel héros risquait de perdre la vie… On en revient à ce que je disais plus haut : le combat entre magie et technologie atteint son point culminant dans cette bataille. Ça paraît assez évident, mais les deux façons de faire ont des avantages et des inconvénients. Elles m’ont semblé à peu près de valeur égale… au final, cette bataille s’est terminée par un massacre, comme on pouvait s’en douter.

Bref, pour conclure, c’est un tome que j’ai apprécié lire. La fin résout des choses, permet aux deux groupes de se rejoindre et ouvre sur la suite de manière satisfaisante. L’aventure continue en nous promettant beaucoup de choses et j’ai hâte de lire le tome 2 ! J’espère qu’il saura approfondir des points qui ont été un peu mis de côté dans le premier et qu’il continuera à être tout aussi prenant.

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