Ecriture / Fresques

NaNoWriMo – Bilan final

Le NaNoWrimo 2019 est terminé depuis plusieurs semaines. Après beaucoup de retard, il est plus que temps d’en faire le bilan final. Est-ce que j’ai réussi ? Combien de mots au final ? Comment j’ai vécu le résultat ? Qu’est-ce que cela m’a appris et apporté, sur le plan personnel et, le plus important, sur le long terme ?

Vous saurez tout cela en lisant la suite ! =D

  • On reprend encore les mêmes : ces fameux chiffres

Oublions tout de suite le suspense : je ne suis pas arrivée au bout des 50 000 mots. Pour autant, je ne suis pas totalement dans les choux puisque je suis arrivée au nombre honorable de 43 060 mots, tenu sur les 30 jours.

Ce bilan est extrêmement positif. J’ai tenu les 30 jours, autant que faire se peut (la deuxième moitié du mois a été rythmée par ma crève, impossible de s’en débarrasser), c’est la première année que j’y arrive. Un twitter plutôt cool que je ne citerai pas par mesure de discrétion a dit que, peu importe si vous avez atteint l’objectif des 50 000 mots, du moment que vous avez écrit, vous avez gagné.

Je suis totalement d’accord.

Pour certains, gagner est important. Il y a peu de temps encore, je dirais une année, j’aurais été à la place de ces gens. Je suis une éternelle insatisfaite, toujours à la recherche de la perfection et facilement découragée en voyant que je n’y parviens pas. J’ai abandonné tellement de manuscrits à cause de cette mentalité que je ne les compte plus. Mais cette année, j’avais décidé de changer.

J’ai entamé un premier jet. Malgré tous mes efforts, il ne peut pas être parfait, c’est impossible, je ne suis pas Dieu. Je dois apprendre à lâcher prise, à écrire sans vouloir corriger et atteindre la perfection instantanément. C’était l’un de mes objectifs du NaNo : écrire sans réfléchir, sans me poser de question. Écrire d’abord l’histoire que je veux, selon le petit plan que je me suis construit, et aviser une fois, et une fois seulement, que ce premier jet sera achevé.

C’est un gros travail sur moi-même, que je tiens tant bien que mal mais je n’abandonnerai pas. Ça suffit, d’abandonner !

Du coup, oui, bilan positif. Artémisia n’est pas fini : je n’ai pas atteint le quota de mots, mais aujourd’hui, j’y suis presque et j’arrive tout juste à 75 % du roman. Il me faudra plus de 50 000 mots pour terminer Artémisia et je m’y attelle avec enthousiasme. L’avantage, c’est que je suis réellement passionnée par cette histoire que je découvre en même temps que je l’écris.

Niveau chiffres, ce qui est promis dans le titre du paragraphe inutile de compter sur le compteur de mots du NaNo. Je ne l’ai même plus mis à jour pendant un moment, c’est parti en vrille. Du coup, je partage mon petit tableau Excel que j’ai mis au propre, j’avais mon propre compteur de mots sur un morceau de brouillon xD

  • Le projet : Artémisia, ses personnages

J’ai découpé en trois parties ma présentation d’Artémisia pour coller aux trois bilans que je voulais faire du NaNo. Après mes inspirations et la présentation de l’univers, il est temps maintenant de présenter les personnages qui portent ce roman.

Ah, et je ne l’ai pas précisé avant, mais ne lisez rien qui concerne Artémisia si vous ne souhaitez pas être spoilé !

Artémis : Déesse de la nature sauvage, de la chasse et de la lune, elle représente les valeurs de l’intégrité et de la pureté, entre autres attributs. Elle a son petit caractère : froide, hautaine, parfois méprisante, elle est après tout la fille du Roi des Dieux ! Elle sait ce qu’elle veut, ce qu’elle aime et n’aime pas, ses avis sont toujours tranchés. Elle possède tout de même un très bon cœur, un sens de la justice et un instinct protecteur très développés. Pour ses chasseresses et les gens qui gagnent son estime, elle serait prête à aller au bout du monde. Par contre, elle déteste qu’on lui force la main !

D’après moi, les dieux, surtout ceux issus de la mythologie grecque, adulent la beauté. La plupart apprécient aussi l’art, le propre frère d’Artémis, Apollon, est après tout un joueur de lyre inégalable. Sa sœur lunaire ne fait pas exception, d’où sa fascination immédiate pour Lionne. C’est de cette fascination que découlera toute l’histoire d’Artémisia. Sans Lionne et l’attraction qu’elle exerce sur Artémis, celle-ci serait aussitôt repartie vers ses montagnes et il n’y aurait pas eu d’histoire.

Est-ce que j’estime qu’Artémis puisse être homosexuelle ? Je dirais plutôt bisexuelle, les récits mythologiques font mention de quelques jeunes hommes mortels qu’elle aurait aimés. Pourtant, elle s’entoure de femmes talentueuses à qui elle offre l’immortalité pour qu’elles restent toujours à ses côtés. Mais malgré cette attirance pour les deux sexes, Artémis reste une déesse vierge et selon moi, ses sentiments resteront toujours strictement platoniques. Une déesse asexuelle, même s’il s’agit de mon unique opinion, c’est une idée qui me plaît bien.

Côté physique, la vision que Lindsey Stirling a d’elle correspond totalement à la mienne. Bien sûr, Lindsey incarne une Artémis de son âge, qui est un peu plus âgée que ce que j’imagine : je la vois comme une déesse à l’apparence éternelle d’adolescente d’environ 14 ans. Très belle (forcément pour une déesse), les cheveux argentés, la peau claire, habillée de blanc et de gris, la mise simple la grande majorité du temps. Artémis vit en pleine nature, elle n’a pas besoin d’être apprêtée comme une reine, je ne la vois pas spécialement coquette, à part quand le besoin s’en fait sentir.

Lionne : C’est le pivot central d’Artémisia, celle par qui tout s’enclenche. Parce qu’elle est d’une grande beauté et dotée d’un incroyable talent pour le chant, elle s’est attiré la fascination immédiate d’Artémis.

Je pense que Lionne est le personnage le plus normal parmi la galerie d’Artémisia. Elle vient d’une famille pauvre, s’en est sortie par elle-même grâce à ses seuls efforts et elle ne garde aucun traumatisme dévorant. Tout ce qu’elle a gagné est une immense volonté, un fort désir de justice et d’égalité. Face à la tyrannie de la Triade, qui accentue les différences, la misère des plus pauvres, et rejette tout ce qui ne correspond pas à leur notion de la vie, elle ne pouvait que réagir !

Elle n’a pas d’enfants et n’en a jamais ressenti le besoin. Par contre, elle a tout comme Artémis un instinct de protection très développé. L’apparence d’adolescente de la déesse va la pousser à la prendre sous son aile. Même si elle va vite se rendre compte qu’Artémis n’en a pas besoin !

Sa relation avec Artémis va profondément changer sa vision des dieux. Pour Lionne, un dieu est foncièrement bon, épris de justice, droit et honnête et soucieux des mortels. Évidemment, ce n’est pas le cas… les dieux sont probablement plus égoïstes que n’importe qui. L’individualité d’Artémis va l’obliger à se remettre en cause et comprendre, une bonne fois pour toutes, que rien n’est jamais acquis dans la vie. Je suis un peu triste pour elle. Elle en bave constamment alors qu’elle a un sens de la droiture irréprochable. Mais heureusement, ses nombreuses qualités lui attirent l’amitié et la loyauté indéfectibles de ceux qui sont en mesure de les voir !

Côté physique, elle a celui d’une mexicaine, comme la plupart des personnages d’Artémisia (cas isolés mis à part) vu que la ville se situe dans un pays fortement influencé par la culture mexicaine. Je lui donne entre 35 et 40 ans. Elle a les yeux noirs et les cheveux bruns-orangés « fauve » d’où le choix de son nom, qui est évidemment un alias. Elle est considérée comme très belle.

Elena : Un personnage très intéressant que j’apprécie beaucoup. C’est, de base, l’héroïne du clip Underground de Lindsey Stirling. J’ai complètement changé de direction et Elena est devenu un personnage plutôt secondaire, bien que ses interventions se révéleront cruciales de nombreuses fois.

Avec elle, je voulais aborder un peu le sujet de l’intelligence artificielle même si je regrette que l’histoire d’Artémisia ne lui laisse pas énormément de place pour s’exprimer à ce sujet.

Artémisia se déroule dans un monde futuriste, je dirais quelques décennies (entre 50 et 100 ans après notre propre époque) où les progrès technologiques sont fabuleux. Les anthropoïdes sont légion et ils sont si réalistes qu’ils peuvent presque se faire passer pour des êtres humains si on ne fait pas attention. Elena est actuellement la dernière-née d’une entreprise d’anthropoïdes et il n’y a pas plus avancée qu’elle à ce jour. Son programme est tellement puissant et subtil qu’elle donne l’impression d’évoluer émotionnellement, de prendre ses propres décisions et d’anticiper les réactions des gens autour d’elle.

Niveau physique, elle fait partie des exceptions. Son physique a été conçu sur le modèle d’une actrice très célèbre dans l’univers d’Artémisia. Elle est donc blanche, petite, pulpeuse, les cheveux rouges… Bien sûr, pour moi, elle a le physique de Lindsey Stirling dans Undergound. Mais si des gens veulent l’imaginer autrement, c’est tout à fait possible.

Tyrone : Lui aussi est plutôt « normal » quand j’y réfléchis. Il a eu une vie privilégiée : une famille riche et aimante, la beauté, l’intelligence, l’ambition, la réussite. Il a réussi sans faire beaucoup d’efforts et sans rien sacrifier. Qu’est-ce qui peut bien pousser un type aussi privilégié à se ranger du côté des opprimés quitte à risquer sa petite vie si confortable ? Je n’en dirais pas plus, mais il paraît que l’amour réalise des miracles.

Au premier abord, Tyrone peut paraître insupportable. Il a tout pour lui, il est un peu arrogant, ne doute jamais qu’on lui accordera tout ce qu’il désire. Et pourtant, il prend vraiment à cœur la situation d’Artémisia. Il a bon cœur et est courageux, il faut juste qu’on le laisse s’exprimer.

Dans l’histoire, il est celui qui a le plus à perdre. Une réputation, sa situation, les gens qu’il aime, voire même sa vie. Il n’hésitera pourtant pas à tout risquer pour la bonne cause. Il a suffisamment de charisme pour être le prochain dirigeant d’Artémisia et c’est d’ailleurs pour ça que les résistants l’ont élu chef de leur groupe. Ceux-ci se reposent sur lui les yeux fermés, ils savent qu’il a les compétences et les valeurs pour les emmener hors de la tyrannie.

Fiordaliza : Un sacré numéro, celle-là ! Au début, c’était une jeune fille de bonne famille, rejetée à la fois à cause d’un don magique et de ses préférences sentimentales. Elle était timide et effacée, pas du tout le carcan à grande gueule qu’elle est devenue ! XD

Au final, elle n’a pas de dons magiques, son homosexualité a suffit. Malheureusement, ça suffit à beaucoup de parents pour rejeter leur propre enfant. Et elle n’est plus du tout timide. Bien au contraire, c’est une femme vindicative qui, malgré qu’elle ait grandi dans un cocon, a subi du harcèlement scolaire. Sans compter le rejet horrible de sa famille… Elle est agressive, amère et déteste automatiquement tout ceux qui rechignent à se salir les mains. J’ai pensé au couple qu’elle forme avec Badou comme une entité complémentaire : Liza la pousse à aller de l’avant et Badou la tempère quand elle se met trop en danger. Elle est très douée en informatique et c’est elle qui la plupart du temps obtient des informations cruciales en piratant divers systèmes.

Babou : Un personnage transexuel m’a aussitôt sauté aux yeux quand j’ai vu le personnage masculin en duo dans le clip d’Artémisia. Née femme dans un corps d’homme, il est assez évident que sa vie n’a pas été facile. Je n’ai pas la prétention de me faire porte-étendard de la cause trans. Je ne m’y connais pas assez, je ne veux froisser personne. Ma seule volonté, en créant ce personnage, est de montrer qu’ils existent et qu’ils ont le droit à une place comme tout un chacun. J’ai fait en sorte que sa présence paraisse la plus normale possible, parce qu’après tout, ce n’est pas le cas ? Parmi mes autres personnages, tous réagissent selon leur caractère et leur vécu à sa présence : soit ils l’aiment comme ça, soit ils s’en fichent, soit ils le rejettent, soit… d’autres réactions parmi toutes celles qui sont possibles. Je voulais tout montrer sans en faire des caisses. J’espère que ma démarche sera comprise.

Badou est une personne qui a totalement sa place dans la rue. Elle sait observer et écouter : c’est elle qui prend la température à Artémisia et qui sait repérer les bonnes rumeurs et les ragots intéressants. Elle aussi a été rejetée par sa famille très tôt et s’est rendu à Artémisia en espérant trouver un monde meilleur… C’est là qu’elle a rencontré Fiordaliza et qu’elle a compris qu’il fallait qu’elle construise ce monde de ses propres mains, avec elle.

Physiquement, c’est une belle femme à la peau, aux cheveux et aux yeux noirs. Je l’imagine vraiment très grande et avec un maintien de reine, les cheveux toujours relevés et habillée de couleurs très vives.

La Triade, Ḗrōn, Óthonas et Stamátios : Je les ai conçu comme une entité « à trois têtes » histoire d’accentuer leur côté tyrannique, voire un peu surnaturel. Ils se connaissent depuis toujours, savent précisément ce qu’ils pensent, peuvent même terminer ou compléter les phrases les uns des autres. Leur force est dans leur unité : jamais ils ne se trahiront, aucun ne fera bande à part. C’est une réelle amitié qui les lie, je tiens à souligner ce fait. Les personnages totalement noirs n’existent pas à mes yeux, ils ont toujours une part de lumière, plus ou moins profondément dissimulée. Dans le cas de la Triade, cette lumière est symbolisée par leur puissante amitié.

On les voit assez peu dans le roman et quand c’est le cas (du moins au début) toujours sous leur meilleur jour. Ce sont certes des méchants à l’esprit étriqué, mais aussi des hommes du monde, charmants et séducteurs. C’est là tout le danger. Comment imaginer que cet homme si propre sur lui, au sourire éclatant et la bouche pleine de beaux mots, puisse être un homme mauvais qui souhaite écraser tout ce qui ne lui ressemble pas ?

Ils détestent tout ce qui sort de l’ordinaire, l’insubordination, les mauvais caractères… même quand ça vient d’un dieu. Ils ont un complexe de supériorité assez écrasant et le mauvais caractère d’Artémis va vite la faire être cataloguée comme menace à écarter le plus vite possible. Ils n’hésiteront pas un instant à se retourner contre elle s’ils estiment qu’elle met en danger leur façon de gérer Artémisia.

Je ne souhaite pas faire des méchants qu’on est obligés de détester. La Triade est composée d’hommes charismatiques, si des gens les apprécient, ça ne me dérange pas du tout, bien au contraire. Je les ai créés pour être les antagonistes de mon roman mais moi-même, je ne les déteste pas, il s’agit de mes personnages après tout. Je les ai conçus pour servir de protagonistes, ils sont utiles à l’histoire.

Niveau physique, je me suis inspirée de trois des sept sages de la série de jeux vidéos Pokémon (Les jeux Noir & Blanc ainsi que Noir 2 & Blanc 2 pour être plus précise. J’adore Pokémon ! =D). Ils ne sont malheureusement pas typés mexicains comme je les imagine mais les images que j’ai partagé sur mon compte Pinterest (voir plus bas) correspondent assez bien à ce que j’ai en tête.

  • Pinterest

Je possède un compte Pinterest où j’ai justement créé un tableau à propos d’Artémisia. Vous pouvez le retrouver en cliquant ici. Il y a quelques portraits possibles des protagonistes, des photos de lieux, des objets qu’on peut retrouver dans le roman. J’ai essayé d’illustrer au maximum l’ambiance nocturne, polluée et superficielle, d’Artémisia. Quand je vois certaines photos que j’ai mis, je trouve que ça ressemble pas mal à de l’esthétique Cyberpunk. Reste à savoir si Artémisia peut rentrer dans cette catégorie ou pas. Je ne suis pas très bon juge à propos des genres sur mes propres histoires.

  • Et donc, que m’a apporté le NaNoWrimo de cette année ?

Beaucoup de choses ! Comme je l’ai déjà dit en début d’article, il était urgent pour moi d’apprendre à lâcher prise afin de terminer pour de bon un manuscrit.

J’avais également un autre objectif, celui d’écrire tous les jours, réellement tous les jours, sans interruption. Il n’y a véritablement que cette méthode de valable pour avancer dans une récit. Je m’en suis bien rendue compte : en 30 jours, j’ai écrit 75 % d’Artémisia. Certes, c’est beaucoup sachant que l’objectif du NaNo est très élevé. Toutefois, même en restant dans des proportions d’écriture plus mesurées, il est possible d’avancer très vite.

J’ai pour objectif d’écrire 1000 mots par jour minimum à partir de maintenant. Plus, si je le peux. Mais je ne me mettrais pas la pression. Si je suis pas d’humeur, fatiguée, ou que sais-je, je ne forcerai pas trop. Du moment que je ne laisse pas passer de pauses trop longues, genre plus de deux ou trois jours. Je me débrouillerai de toute façon pour rattraper histoire d’avoir bien le quota de mots à la semaine, voire au mois. 1000 mots, ce n’est pas si difficile : c’est un chiffre honorable qui reste toutefois moins intense que les 1667 mots quotidien du NaNoWrimo.

Voilà pour ce dernier article à propos du NaNowrimo. Je continuerai à placer quelques articles à propos d’Artémisia de temps en temps, ne serait-ce que pour mettre à jour ses évolutions. J’espère, c’est l’un de mes objectifs de l’année prochaine, pouvoir le publier courant 2020. Je croise les doigts !

À la prochaine, lisez et écrivez bien, on ne se rend jamais vraiment compte à quel point ça fait du bien au moral !

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