Lectures

Voyage au centre de la terre – Jules Verne

Inutile de présenter Jules Verne, n’est-ce pas ? Il s’agit après tout de l’un des meilleurs écrivains français que l’on connaisse. Ses romans d’aventures sont une référence encore aujourd’hui, plus de cent ans après sa mort… Voyage au centre de la terre est le premier de ses romans que j’ai lu et j’en garde un souvenir impérissable. Il est temps d’en parler plus en détail !

Dans la petite maison du vieux quartier de Hambourg où Axel, jeune homme assez timoré, travaille avec son oncle, l’irascible professeur Lidenbrock, géologue et minéralogiste, dont il aime la pupille, la charmante Graüben, l’ordre des choses est soudain bouleversé.

Dans un vieux manuscrit, Lidenbrock trouve un cryptogramme. Arne Saknussemm, célèbre savant islandais du xvie siècle, y révèle que par la cheminée du cratère du Sneffels, volcan éteint d’Islande, il a pénétré jusqu’au centre de la Terre !

Lidenbrock s’enflamme aussitôt et part avec Axel pour l’Islande où, accompagnés du guide Hans, aussi flegmatique que son maître est bouillant, ils s’engouffrent dans les mystérieuses profondeurs du volcan… (@Fnac)

Auteur : Jules Verne

Genre : Aventures – Science-Fiction

Date de publication : Novembre 1864

Je ne suis pas trop fan de la littérature dite « classique » bien que je reconnaisse le talent indéniable de beaucoup de ces auteurs, tels que Zola ou Hugo, entre autres.

Toutefois, Jules Verne a su me séduire en intégrant des éléments fantastiques à son récit. Dès les premières lignes, on constate le talent fou qu’il possède. Son narrateur, Axel, a une voix qui lui est propre et qui est si vivante, si réaliste, qu’on ne peut qu’être impressionné. J’ai littéralement eu l’impression de lire les pensées d’une véritable personne.

Je n’ai strictement rien à dire sur le style, la narration, la façon d’écrire. Jules Verne maîtrise l’art du récit à la perfection. Je n’apprécie pas trop les romans qui utilisent la narration en « je » mais tout ce style n’est pas totalement à mettre au feu : la preuve (Perçy Jackson est également une exception à la règle).

Concernant l’histoire, à présent.

L’introduction est longue, elle met vraiment tout en place en détails, mais impossible de s’ennuyer une seule seconde. Les réflexions intelligentes et vaguement ironique d’Axel, son humour (malgré lui ?) en font un récit prenant. Sans compter le caractère du professeur Lidenbrock ! Je me suis rapidement et irrémédiablement attachée à ces deux personnages hauts en couleur. Ce début est impeccable, la recherche du code m’a passionnée et j’ai enchaîné les pages à toute vitesse tellement ça se lit bien.

Bon, ensuite, ça se gâte un peu. Le voyage jusqu’au volcan passe parce que c’est que le début et qu’Axel découvre des pays, des panoramas et des gens différents de ce qu’il connaît. La découverte permet de ne pas trop s’ennuyer.

Et puis, on entre dans le volcan et… ça devient long. Vraiment très long. À part quelques péripéties pour nous remotiver un peu, cette longue avancée dans des tunnels de terre, ça n’a rien de vraiment palpitant. Malgré le talent de conteur du narrateur, j’ai été tentée de sauter des pages.

Comment dire ? Le livre est incroyablement bien écrit mais une bonne partie du bouquin est assez longue à lire parce qu’il ne s’y passe rien.

On a un petit regain d’intérêt quand ils parviennent à la grotte contenant la grande mer mais rapidement, on repart sur de la navigation plate sans grandes péripéties. Enfin si : le combat entre les deux monstres est époustouflant. Typiquement le genre de scène qui passe à merveille dans des films (mais certains l’ont déjà fait xD)

La fin est inattendue. Décevante, je dirais ? Après tout, on s’attend forcément à ce que les héros parviennent à leur but, peut-être pas au centre de la terre mais qu’au moins ils fassent une découverte tellement particulière et sensationnelle qu’elle resterait dans les annales. Je me demande si la caverne avec la mer n’est pas justement ce but, mais les personnages ne le voient pas comme ça. Du coup, leur quête a un goût d’inachevé…

Mais c’est assez drôle de les voir être expulsés par un volcan et réaliser qu’ils ont parcouru toute l’Europe du nord au sud en passant par dessous. Tout se termine bien pour eux, le professeur Lidenbrock gagne une gloire éternelle et Axel épouse sa fiancée, ce qui les comble tous les deux de bonheur. Une bonne fin, paisible et douce en somme.

Si je devais conclure sur ce bouquin, je dirais qu’il est magnifiquement écrit, avec un style impeccable mais que les phases entre chaque péripétie sont trop longues. Au final, avouons-le, qu’est-ce qu’il y a à voir dans des tunnels ? Pas grand-chose.

Il n’empêche qu’en dehors ces moments de vide, j’ai adoré ma lecture. Et je la recommande, forcément, même si je ne suis pas de l’école qui estime qu’il faut lire des classiques pour se considérer « lecteur ». Par exemple, si vous aimez Perçy Jackson, vous êtes un super lecteur, sachez-le =p

  • Point sur le Cold Winter Challenge

Rien de nouveau à déclarer. Ce sera pour la prochaine fois par contre, avec « L’Expiation » de Christelle Lebailly qui me permettra de cocher deux bonnes résolutions d’un seul coup.

Le livre est déjà lu et l’avis arrive très vite !

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